Sujet qui tiens à coeur ma maman , un article concernant la maladie de lyme
Une brochure d'information est parue en Isère éditée par le Conseil Général du Département.
. Le texte en intégrale :
Tiques : ne les prenez pas à la légère
Le saviez-vous ? Chaque année, 6 000 personnes contractent la maladie de Lyme. Cette infection méconnue, aux conséquences parfois très handicapantes, est transmise par une morsure de tique, lors d'une balade en forêt. Pourtant, des gestes simples comme la prise rapide d'antibiotiques, peuvent enrayer son développement.
C 'est une petite “tache” noire, bombée, de la taille d'une tête d'épingle, que vous découvrez un jour, en vous déshabillant, sous votre bras, dans les plis de l'aine... ou dans les cheveux de vos enfants. Cette boule armée de pattes est une tique, bien connue des habitants de la campagne, moins des citadins, car elle vit surtout dans l'herbe et peut s'attraper lors d'une simple balade en forêt. Longtemps considérée comme banale, elle ne doit pas être prise à la légère. Lydia Chabert-Dalix, habitante de Villard-de-Lans, peut en témoigner. Mordue par une tique dans les années 1980, elle est atteinte depuis 22 ans de la maladie de Lyme ; une maladie encore méconnue ces dernières années, découverte aux Etats-Unis en 1975 et diagnostiquée dans son cas il y a trois ans [/g]seulement. « Je me souviens vaguement d'une piqure de tique ; à l'époque, on a dû l'endormir à l'éther et se contenter de l'enlever, comme on le faisait souvent à la campagne. Un matin, je me suis réveillée avec une paralysie faciale, j'ai eu de la fièvre et des vomissements, mais sans que le lien soit fait. Pendant quatre ans, tout est redevenu normal, jusqu'à ce que je développe différents symptômes– perte d'équilibre, difficulté à marcher– proches de ceux de la sclérose en plaque. Mais j'étais en fait en stade 3 de la maladie de Lyme. »
La responsable de ses tracas est une bactérie appelée Borrelia burgdorferi, l'une des dix bactéries – plus ou moins dangereuses – que peut transmettre la tique. Une fois nichée dans les cellules de l'organisme, cette bactérie a la capacité de se “mettre en veille” et peut provoquer, parfois des années plus tard, de graves lésions neurologiques, dermatologiques, articulaires, cardiaques ou oculaires.
A ce jour, traitement aux antibiotiques et rééducation sont pour Lydia les seuls moyens de ralentir l'évolution, à défaut de guérir, de cette maladie lourdement handicapante. « Aujourd'hui, cette situation ne devrait pas se reproduire, insiste-t-elle. Cette maladie n'est dangereuse que si elle n'est pas détectée. Il est important que les gens sachent qu'en prenant des antibiotiques dans les trois semaines suivant la piqure, on est sûr à 99,9 % d'enrayer la maladie ! » Très présentes en forêt, les tiques s'attaquent aussi bien aux animaux – chats, chiens, cerfs –, qu'aux êtres humains : une tique affamée prend le premier qui passe ! Mieux vaut donc procéder à un examen méticuleux au retour d'une balade. Si vous repérez une tique, retirez-la très rapidement, de préférence à l'aide d'une pince à tiques, et désinfectez ; surveillez pendant plusieurs semaines l'apparition d'une rougeur autour de la piqure, ou encore de fièvre et de courbatures, premiers signes de présence de la bactérie. Dans tous les cas, la consultation d'un généraliste est conseillée et la prescription d'antio-biotiques, sans être systématique, permet d'écarter tout danger d'infection. Alors soyez vigilants... ■ Véronique Buthod
Isère Magazine - octobre 2007